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Evolution musicale

En surfant sur last.fm je suis tombé sur ce billet personnel qui m'a donné envie d'en faire autant, à savoir passer en revue toutes les musiques qui m'ont marquées de mon enfance à aujourd'hui. Si possible sans rougir de mes goûts passés. Haveaniceday

Evidemment je ne vais pas me souvenir de tout, et puis la chronologie ne sera peut-être pas tout à fait conforme à la réalité, mais enfin, c'est déjà un essai (et de toute manière ce n'est pas le but).

Comme je me rends compte que j'ai beaucoup de choses à dire sur le sujet, je vais le faire en plusieurs chapitres. Ca me permettra d'alimenter mon blog de façon un peu plus régulière que d'habitude. Secretlaugh Bon allez, on commence par le commencement...

De 5 à 10 ans

Alors évidemment, ça a commencé par un peu tous les artistes de chanson pour enfants, au premier rang desquels, Henri Dès, Chantal Goya (grâce à qui j'ai quand même appris, très jeune, que le vrai nom de Molière était Jean-Baptiste Poquelin, détail biographique capital qui m'a permis de briller lors d'un jeu de société pas plus tard qu'hier soir, comme quoi ça a quand même servi à quelque chose) et Dorothée. Bon, petit à petit mes copains autour de moi ont commencé à écouter de la musique pour les grands, du hard rock quoi (genre Bryan Adams, Billy Idol ou Kiss --moi ça me faisait peur parce qu'ils avaient l'air méchants), donc j'en parlais un peu moins ouvertement, mais je dois dire que j'aimais bien Dorothée. Je peux faire cette confession aujourd'hui, parce que j'en suis quand même un peu revenu depuis.

Moins connue mais plus intéressante (toujours dans le genre "pour enfants"), il y avait Anne Sylvestre, avec ses petites contines rigolotes, qui avait le grand mérite de ne pas prendre les enfants pour des abrutis. D'ailleurs j'ai découvert il y a quelques années que cette chanteuse ne se limitait aucunement à la chanson pour enfants. Aujourd'hui plutôt âgée (je ne sais plus exactement mais elle est née avant Barbara), elle a une longue carrière de chanteuse derrière elle et s'est fréquemment engagée pour diverses causes (notamment pour les droits des femmes). Une carrière qui s'est construite un peu dans l'ombre de Barbara, c'est bien dommage parce qu'Anne Sylvestre nous a donné un certain nombre de belles chansons (par exemple la superbe "Une sorcière comme les autres" ou l'irrévérencieuse "Lettre ouverte à Elise"). Mais je m'éloigne du sujet. Revenons à notre enfance.

Il y avait aussi le mythique "Emilie Jolie" de Philippe Châtel, opéra rock pour enfants, qui réunissait des grands noms de la chanson française (Souchon, Mitchell, Salvador, Clerc, Charlebois et même Brassens) autour de la petite Emilie et de son livre magique. Mine de rien, encore aujourd'hui je trouve les mélodies plutôt sympa, et puis ça m'a permis de me familiariser avec un bon nombre de chanteurs français (non pas que je les apprécie tous aujourd'hui, cela dit, mais c'était une introduction).

A côté de ça, il y avait mon papa et sa considérable collection de vinyls 33 tours, essentiellement jazz/blues, genre auquel je suis longtemps resté réfractaire (la crise d'adolescence n'étant probablement pas étrangère à cet état de faits). Mais mon père appréciait (apprécie) aussi la chanson française "classique", c'est à dire principalement l'immense Georges Brassens, et ça, même si je ne suis pas tombé amoureux tout de suite, ça laisse forcément des traces. D'ailleurs j'ai pu constater, quelques années plus tard, au cycle et même au collège, que le fait de connaître Brassens me donnait tout de suite l'air un peu plus cultivé que la moyenne. Haveaniceday

Ah et puis n'oublions pas Bobby Lapointe, qui a élevé la pratique du mauvais jeu de mot au rang d'art noble. Mes parents avaient acheté l'intégrale et je ne me lassais pas d'écouter ces quatre 33t, en comprenant à chaque fois un tout petit peu mieux les gags du monsieur. C'est aussi un peu comme ça que j'ai appris à lire, j'imagine. Je me revois encore, couché à plat ventre sur le tapis du salon, tentant de lire les paroles des chansons (dans le livret qui accompagnait les disques) en même temps que le tourne-disque diffusait "Le tube de toilette", "Le saucisson de cheval" ou "Le papa du papa..."

Il y avait aussi plusieurs disques un peu didactiques, comme "Piccolo, Saxo et compagnie" pour se familiariser avec les différents instruments de musique (classique), et d'autres disques dont j'ai oublié le nom (mais je me souviens assez distinctement d'une version commentée du "Carnaval des animaux" de Camille Saint-Saens, et d'une biographie de Mozart, qui faisait un peu peur par moments).

Quand j'y repense, c'est assez fou le nombre de trucs que j'écoutais quand j'étais môme. Et encore, j'en oublie certainement la moitié (tiens, il y avait une version musicale de "Pierre et le loup"... Et puis... Bon ça suffit !).

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