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Mais le « train du futur » s’est révélé un gouffre financier n’aboutissant qu’à des technologies inadaptées. Ses tubes requièrent une infrastructure linéaire pour conserver la vitesse promise. Ce qui impose d’artificialiser un tracé équivalent à une autoroute sur des centaines de kilomètres et à creuser des passages dans les zones dénivelées. Un fonctionnement plus adapté aux grands espaces américains qu’aux vallons entre Saint-Étienne et Lyon. Le maintien sous vide de ses tubes nécessite également une énergie considérable.

« Non seulement c’est un désastre environnemental, mais cette organisation de l’espace qui relie les métropoles les unes aux autres participe à la désertification des villes moyennes et des campagnes », fustige Jean-Louis Pagès, conseiller régional écologiste de Nouvelle-Aquitaine. La vitesse promise génère aussi des problèmes de confort et surtout de sécurité en cas de dépressurisation.

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