La sous-enchère salariale fait l’unanimité contre elle. Personne ne défend les conditions de travail abusives en vigueur sur certains chantiers, qui ne respectent pas les règles et les usages locaux.
Mais serions-nous plus tolérants si nous pouvions commander, via une application smartphone, des ouvriers étrangers demandant des salaires de misère sans cotisations sociales?
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La problématique économique et sociale liée à Uber brillamment expliquée.
Les secteurs de l’hôtellerie et des taxis étant universellement détestés, le débat public s’est rapidement résumé à l’image d’audacieux précurseurs bousculant des rentiers poussifs et dépourvus d’imagination. Une présentation aussi biaisée masque un fait essentiel : ces courageux champions de l’« économie du partage » évoluent dans un univers mental caractéristique du XIXe siècle. Dans leur système, le travailleur, radicalement individualisé, ne bénéficie que d’une protection sociale symbolique ; il assume les risques qui pesaient auparavant sur les employeurs ; ses possibilités de négociation collective se réduisent à néant.
Nicholas Stern, an eminent climate economist at the London School of Economics, said: “This very important analysis shatters the myth that fossil fuels are cheap by showing just how huge their real costs are. There is no justification for these enormous subsidies for fossil fuels, which distort markets and damages economies, particularly in poorer countries.”