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Veille - politique

Reflet de mes lectures au fil du web...
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Dans ce contexte, nous assistons à la montée d’un discours assimilant les migrants à une «vague», un «tsunami» ou un «essaim» (selon les termes récents du premier ministre britannique, David Cameron) prêt à «déferler» sur l’Europe. L’usage d’un tel vocabulaire, dicté par une logique de gains électoraux à court terme ou de sensationnalisme médiatique, contribue à déshumaniser les personnes dont il est question. Une fois qu’on les a ainsi réduites à des abstractions menaçantes, il devient alors beaucoup plus aisé d’exiger le renforcement d’une politique répressive qui nie leur besoin de protection. Une telle politique, menée depuis plus de deux décennies par les Etats européens sous les termes de «sécurisation des frontières» ou de «lutte contre l’immigration irrégulière», s’est avérée coûteuse, inefficace, et humainement inacceptable.

The behaviour of the British and wider European elite towards migrants is not simple inhumanity. It is strategic inhumanity. It is weaponised inhumanity designed to convince populations fracturing under hammer-blows of austerity and economic chaos that the enemy is out there, that there is an “us” that must be protected from “them”.

In a world where profit is consistently put before both people and the planet, climate economics has everything to do with ethics and morality. Because if we agree that endangering life on earth is a moral crisis, then it is incumbent on us to act like it.

En démocratie, on ne condamne pas quelqu’un pour ses opinions, mais pour le passage à l’acte. La République française, à partir de 1881, part de la liberté individuelle et pas du contrôle étatique. Elle n’est pas robespierriste, il ne faudrait pas qu’elle le devienne. On oublie que la loi de 1905 sur la séparation des églises et de l’Etat garantit la liberté de pratique religieuse dans l’espace public. Elle impose la neutralité à l’Etat, pas à la société.